Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 16:25


Tapis dans l'ombre des gros blockbusters pondus en chaîne par des compagnies pleines aux as (Ubisoft, EA ou encore Sony), ils tentent de se faire connaître auprès d'un public de plus en plus large et avide de concepts novateurs. Ce sont les studios indépendants tels que Ace, Thatgamecompany ou bien Introversion Software et même de jeunes de fans qui tentent leurs premiers pas dans l'univers vidéoludique pour des résultats parfois surprenants (cf le suédois Erik Svedang et son Blueberry Garden). Ils confectionnent avec passion, sans prétention de petites perles (à prix modestes) : les Jeux Indépendants. Une régression face au modèle traditionnel ? Que nenni ! Plutôt une réponse amoureuse et artistique aux tenors du marché qui peinent a créer des expériences inédites aux gameuses et aux gameurs toujours plus exigeants !

Ce blog ne tentera pas de vous rafraîchir au sujet de toute l'actualité qui tourne autour de ce nouveau phénomène, en expansion en grande partie grâce à l'essor du monde multimédia. Les sujets traitants de l'IGF (Independant Games Festival), le rendez-vous annuel de ces mini-production ne seront pas abordés. Nous vous renvoyons donc directement au site officiel de cet évènement en cliquant ici. En effet, ce blog a pour unique but de tester les différentes créations ludiques afin de vous donner un aperçu de ce qui vous attend si vous désirez vous procurer un petit chef d'oeuvre ou éviter l'achat d'une bouse cosmique (car même dans ce domaine, elles peuvent exister).
A peu près présents sur tous les supports (WiiWare, XBox Live Arcade, Playstation Store mais aussi et surtout PC), ces OVNI (comprenez "objets vidéoludiques non-identifiés") sont souvent téléchargeables à moindres coûts. Et si les possesseurs de PC sont titillés par leur curiosité, qu'ils sachent que Steam, célèbre plateforme de téléchargement, est à leur disposition à cette adresse : c'est sur cette dernière que la plupart des jeux indie sont mis en commercialisation.
Mais avant de faire le grand saut en passant votre commande (allant de 3€ à un prix qui n'excédera guère souvent les 12€), n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à nos test (mieux : à moins que cela ne soient l'un d'eux qui vous ait convaincu), ce qui peut se révéler bien utile, étant donné que la plupart des autres sites consacrés aux jeux vidéo oublient une grande partie de ce domaine dominé par les grands.

En espérant que votre visite vous initiera ou complétera vos connaissances sur les jeux indépendants, nous vous souhaitons une agréable visite sur IndieGame et vous incitons à donner votre avis sur les jeux testés si vous avez eu la chance de goûter à l'expérience rafraîchissante que la plupart vous procure, sans faire souffrir votre porte monnaie ! En temps de crise, mieux vaut se tourner vers les valeurs sûres. 

Par Aje & BBleBoss
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 23:54

Tout à l’heure, chez un ami, nous nous sommes littéralement défoncés à égorger des civils dans les quartiers de « la grosse pomme », infectée par un virus ravageur et grouillante de civils et militaires rendus à l’état de zombies. J’avoue qu’après cette escapade vidéoludique dans [Prototype], je n’avais pas l’impression d’avoir le QI plus élevé que ces mutants assoiffés de sang, c'est-à-dire celui d’un tournevis cruciforme. Heureusement, en rentrant, Droplitz m’a offert une cure de désintox sauce indie. Car, voyez vous, ce puzzle game a grosso modo les mêmes effets qu’un Red Bull : non seulement il vous donne la sensation d’être intelligent, mais en plus il à ce côté perversement addictif…

Je me suis moi-même surpris en goutant à ce petit jeu que j’ai déniché sur Steam, en promotion pour 1,79€. Autant vous le dire de suite : les jeux de logique, ça me gonfle. Et en 2D, j’ai l’habitude d’y trouver la source d’un ennui mortel. Indie Game ou non. Mais bon, consommateur inutile que je suis face à une solde à 80%, je me le procure. Je lance ce programme aux allures de jeu flash (au premier abord) et voici ce qu’il en ressort : Droplitz s’avère être en réalité un jeu indépendant au concept, certes simple, mais terriblement accrocheur.A l’aide de clics répétés, vous aurez pour objectif de tourner, avec une frénésie crescendo, des conduits incrustés dans des plaques pivotantes sur un plan en deux dimensions. Car au sommet de chaque tableau sont disposées (selon la longueur de ce dernier) des extrémités, lâchant un nombre limité de gouttes (les fameux Droplitz) qu’il vous faudra sauver en les amenant, à travers les itinéraires en tuyaux ayant été créé au fur et à mesure de vos rotations, aux paniers situés au bas du niveau. Créer des routes pour sauver des gouttes. Sur le papier, ça rime peut être, mais c’est pas très engageant. Mais les petits gars de chez Blitz Games ont trouvé deux trois parades pour ne pas faire de Droplitz un jeu du genre qui finira oublié dans la poussière (boutade : Steam est très propre).
En tout, 4 modes de jeux sont disponibles comprenant chacun 9 niveaux. Les niveaux dépendent en réalité de la taille du tableau : plus il est haut, plus il est difficile. Et plus il est long, plus le nombre de paniers distribuant et récoltant des Droplitz sera grand (pour ma part, j’ai un faible pour les longs… eh ! non !). Le premier mode, le Classique, initie le joueur à la logique droplitzienne et libre à lui de choisir des aides qui peuvent s’avérer fructueuses dans le menu Options. Car, au départ, votre œil presqu’aveugle de taupe aura du mal à trouver la bonne combinaison de rotations susceptibles de former un passage, dans le premier niveau, seul débloqué.  Mais Droplitz à cette étonnante capacité à développer votre rétine au point de lui fournir de puissants rayons X. Avec l’habitude, vous enchainerez les combos ; les multiplicateurs (que vous cumulerez en créant le plus de chemins possibles avant que tous les Droplitz bonus ne soient arrivés à bon port), feront atteindre à vos scores des sommets, rythmés par une musique effrénée et de plus en plus stimulante ! Et c’est ainsi que, petit à petit, votre technique se perfectionne inéluctablement, et vous permet de débloquer, non seulement les niveaux voisins, mais également les autres modes de jeu.
Le second s’intitule Zendurance (pas de fautes de frappe, moi aussi ça m’étonne). Dans celui-ci, contrairement au précédant, le débit des Droplitz ne s’accélère pas et reste constamment le même. C’est pour cela que, au préalable, vous aurez choisi un thème graphique (parmi les 9 proposés) qui ne changera pas, ce qui est également différent du Classique qui alterne les décors et les musiques d’ascenseur qui vont avec (notez qu’ils sont eux aussi à débloquer dans le premier mode). Et faites bien votre choix : après avoir acquis la méthode du jeu, il se pourrait bien que vous n’en finissiez plus. Sans augmentation de la difficulté liée à la vitesse, le mode Zendurance est cruellement plat sur les tableaux faciles (score : 5 000 000 suivi d’une profonde somnolence) , mais redoutablement coriace sur les tableaux durs. Bref, une fonction assez inutile, mais par laquelle on doit passer si l’on veut débloquer le mode Turbo.
Ce troisième du titre est une version améliorée du Classique, et offre au joueur l’accès à des pouvoirs pratiques tels que le gel, arrêtant le temps pour créer sans se presser de nouveaux parcours (enfin bon, cet effet est bien entendu limité), ou encore le feu, dynamitant des pièces qui peuvent parfois être extrêmement gênantes (vous avez le droit au passage à un magnifique effet d’explosion en 3D relief si vous possédez des lunettes bichromiques. Non je rigole, c’est trop moche). Même s’il apporte au mode Classique un petit zeste de nouveauté, on lui reprochera de ne pas être assez exploité puisque les pouvoirs ont tout de même un maigre effectif (de mémoire 4) et qu’il est impossible d’en stocker au-delà de… un.
Enfin, le mode Infection, quatrième du nom, est une version retravaillée du Turbo, et donc indirectement du Classique... ("on reste attentif ! Les deux au fond ne suivent plus, là !"). Sinistrement d’actualité, il met en scène un virus qui se propage de conduits en conduits. Il est énervant du fait que, pendant que le rythme des Droplitz s’accélère, lui empêche les plaques de tourner rapidement et handicape grandement le joueur. Ce dernier n’aura d’autre choix que d’utiliser les pièces contaminés comme chemin pour les éliminer. Jouissif. Ces contaminations en chaîne rajoutent une touche très agréable au challenge du jeu. Cerise sur le gâteau, de nouveaux fonds graphiques envahis de virus et d’ADN muté viennent renouveler quelque peu l’ambiance du titre, jusque là assez enjoué et coloré.

 

Graphismes : 5,5/10
Variés, les thèmes graphiques que proposent Droplitz agissent inconsciemment sur notre humeur du moment et notre façon de jouer. On ne s’attardera pas sur les effets quelques peu ignobles que le titre tente vainement de nous exposer théâtralement. Car dans l’ensemble, le produit de Atlus offre un design simple mais efficace, qui ne sape pas la vision du tableau, cruciale.

Jouabilité : 8/10
Excellente. En deux pressions du doigt et trois battements de cils, vous comprenez les bases de Droplitz. Il faut dire que cliquer sur une souris est accessible à environ toute personne correctement constituée (sauf les manchots, ça va de soit).

Bande son : 6/10
Les thèmes musicaux ont le mérite de s’associer correctement aux décors qu’ils accompagnent et également de créer une ambiance tantôt amoureuse, tantôt scout, tantôt Française des Jeux... On a du mal à faire le rapprochement, mais qu’importe, ça se laisse écouter ! Et quelques effets sont particulièrement entrainants, lorsque, par exemple, vous êtes sur le point d’effectuer un magnifique combo ! Ouh ! Poussée d’adrénaline !

Durée de Vie : 7/10
Avec 9 niveaux identiques pour chaque modes,
Droplitz fait pâle figure en matière de quantité par rapport à d'autres productions indépendantes. Mais sa force réside dans ce pouvoir magnétique qui pousse le joueur à revenir occasionnellement, à défaut de souvent. Car peu de sac de noeuds sont aussi amusant à défaire !

Concept : 6,5/10
D'une naïveté déconcertante, le concept de
Droplitz est tout bête, mais peut vous étonner en vous scotchant durant de longues parties sur votre écran. On regrette néanmoins que les différents modes ne soient pas assez variés les uns des autres. Le filon n'a pas été exploité à sa juste valeur. Dommage. Il n'empêche que ce puzzle-game reste une valeur sûre, et que personne ne s'étonnera de le voir réapparaître dans un prochain titre.
 

Note générale : 7/10

Droplitz nous laisse rarement sur l’échec, bien qu’il soit assez fréquent. Le dépassement de soit pour venir à bout de tous les niveaux et remporter les succès est une notion, rare ou souvent peu accrocheuse dans les puzzles games, qui fait indéniablement le charme de se titre. Sans révolutionner le genre, il offre en perspective de nombreuses heures de démêlage. Dommage que ses modes peu différents les uns des autres (mis à part Infection) nous laissent sur notre faim, bien que l’on revienne souvent faire une partie ou deux dans le but de nous surpasser. Du potentiel. Et un concept à réutiliser.

    

 

Aje 
Par Aje & BBLEBOSS - Publié dans : Puzzle Game
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 00:30


-Prenez une bonne pi
ncé de jeux de courses futuristes comme F-ZERO ou WipEout

-Ajoutez-y une petite dose de puzzle-game juste pour épicer
-Mettez un décor design et épuré pour donner de l'allure
-Mélangez le tout sur votre musique pour créer la base de votre jeu
-Mettez au four 30 secondes (hé oui ça va très vite) pour avoir un bon Audiosurf prêt a l'emploie.


Voici certainement la recette qu'a du trouver au fond de l'un de ces tiroirs informatiques Dylan Fitterer, le développeur du jeu. Hé oui avec toute ces choses qui n'ont rien en commun à première vue, on peut faire un jeu où l'on se retrouve à glisser sur la musique de notre choix en essayant de prendre un maximum de blocs de couleur tout en évitant les blocs gris pour compléter un maximum la grille qui suit notre vaisseau, ce qui nous permettra de faire des points et donc de bien paraitre dans le classement en ligne.


J'avais vaguement entendu parlé de ce jeu, a cause de l'IGF 2008 et ça me disait franchement rien : encore un jeu au concept farfelu où je vais juste me retrouver a faire du Tétris sur ma musique. En surfant sur jeuxvideo.com, je suis tombé sur le Gaming Live du jeu (je vous conseille de la regardé) qui l'encensait. Ecoutant de la musique quasiment 24h/24 et le jeu ne coûtant que 10 € sur steam, je me suis lancé. Et là, dès le début, on rentre dans un univers assez épuré avec une musique futuriste où l'on vous demande de choisir entre plusieurs vaisseaux : 3 pour la catégorie easy (facile), 6 pour la catégorie medium (moyen) et 5 pour la catégorie hard (difficile). Chaque vaisseau offre un mode un peu différent. Voici les 3 principaux:

Mono : C'est le mode de base qui consiste à prendre tout les cubes de couleur pour faire au moins des pack de 3 dans la grille (de 7 cases sur 3 de large), derrière notre vaisseau et d'éviter les blocs gris, si jamais vous atteigniez le haut de la grille dans l'une des colonnes sans avoir fait des groupes d'au moins 3 blocs colorés, votre vaisseau surchargera et vous fera perdre des points (dés lors, cette colonne se videra). Ce mode est le plus simple mais certainement le plus jouissif, il est jouable dans les 3 catégories de difficulté.






Pointman :  Il n'y a plus de blocs gris mais désormais  l'on distingue plusieurs couleurs de cubes. Désormais, il faut au moins 3 blocs de la même couleur étant adjacents pour que ces derniers disparaissent et fasse gagner des points au joueur. La difficulté réside dans le fait que l'on accumule très vite des blocs de couleurs différentes : on réalise souvent des surcharges. Néanmoins, c'est le meilleur mode pour faire un score élevé.








Double Vision 
: C'est le mode multijoueur du jeu : même principe que le mode de base excepté qu'il y a 2 vaisseaux et 4 colonnes sur la piste. Elle est séparé en 2 par une ligne imaginaire ; ainsi, chaque vaisseaux a sa propre partie de la "route".






Une fois le mode de jeu sélectionné, il vous faudra choisir la musique sur la quelle vous allez surfer. Vous aurez le choix entre prendre une musique déjà sur votre ordinateur, ou un morceau du CD qui est dans votre PC. Après avoir fait votre sélection, le jeu créera une piste en quelques instants (une dizaine de secondes maximum). Vous verrez une courbe vous indiquant le profil de la piste : des montés pour les passages lents et des descentes pour les passages rapides. Il y aura aussi le nombre de point nécessaire pour avoir les médailles des différentes couleurs.
Appuyez sur play et vous êtes parti !

Dans les options vous pourrez choisir la couleur du fond plus quelques effets de style, ce qui peut étre assez agréable sur certaines musique.
Le jeu a comme grands défauts qu'il est entièrement en anglais et qu'il faut un ordi assez puissante pour le faire tourner avec les graphismes au maximum.

Graphisme: 8/10
Les graphismes sont très designs et épurés, avec une petite diversité d'effet de style et la possibilité de choisir la couleur de fond du jeu.

Jouabilité:
9.5/10
La jouabilité est d'une simplicité maximum, on a juste à bouger le vaisseau avec la souris ou avec les touches directionnelles.

Bande-Son: 9.5/10

Si je n'ai pas mis 10/10, c'est parce que la musique du menu qui est certes futuriste, devient assez énervante au bout d'un moment car elle est trop répétitive. Cependant une fois dans le jeu, rien à redire vu que c'est nous-même qui choisissons les thèmes musicaux.

Durée de Vie: 8/10

Elle est potentiellement infini vu que vous pouvez jouer sur n'importe quel morceau de musique. Après on s'aperçoit assez vite que le jeu devient répétitif. Cependant on y revient très souvent et avec grand plaisir.

Concept: 9/10
Juste génial, juste un jeu qui innove.
 
Note Générale: 9/10
Mélanger un jeu de course futuriste et un puzzle-game et tout ça sur de la musique paraissait risqué cependant le succès est au rendez-vous avec le prix de l'excellence audio à l'IGF 2008 et des critique plus que positives sur tout les grands site de jeux vidéo. Personnellement je suis fan et je vous conseille vivement de l'acheter.



PS: Si vous vous débrouillez en anglais voici le lien du site officiel


BBleBoss
Par Aje & BBLEBOSS - Publié dans : Course
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 11:56

Il était une fois, dans un froid pays nommé la Suède, le jeune Erik Svedang, en train d’hésiter à acheter un meuble IKEA en bois d’eucalyptus pas propre pour la planète, eu une vision. Et un message lui apparut : « Erik, si tu ne fais rien, le Monde, tel que tu le connais, touchera à sa fin et, tel Noé, tu devras fuir… ». Le jeune garçon, fort de cette expérience, se mit à cogiter en rentrant chez lui, tout en dégustant une succulente tarte aux myrtilles : « et si, pour toucher le maximum de personnes, je créais un jardin dans lequel il serait question de montée des eaux et d’écosystèmes en péril ? Et si, pour avoir encore un plus fort impact, je gagnais au Festival des Jeux Indépendants ? ». Pari réussi.

Subtil synthèse entre dessin à l’encre sur toile, conte pour enfants et fable naturaliste à tendance écolo, le titre est disponible sur Steam pour une somme médiocre de 5€. C’est pour vous, hybride toucan/humain, que cet espace libre à été créé. Vous seul pouvez stopper la menace qui pèse sur votre jardin parsemé de collines épineuses et de forets fruitées ; peut être ne vous en êtes pas rendu compte à l’instant, mais sous vos pieds (ou vos serres ?), l’eau commence à monter, monter, monter… inéluctablement. Dés lors, il ne vous reste plus qu’à trouver la « source » de ce problème. Sinon, vous finirez noyez, vous, et tous vos autres protégés, animaux et végétaux.
Dans ce Blueberry Garden (Jardin aux Myrtilles, pour ceux qui feraient semblant de comprendre), tout meurt mais tout renait de ses cendres. Un parfait équilibre s’est créé entre la faune et la flore : la graine d’un fruit se plante, germe si la place est libre, forme un bel arbre, distribuant des agrumes qui formeront d’autres troncs ou nourriront une population d’individus. Puis ce dernier se dessèche et disparaît.  Les petites créatures, bien nourries, se reproduisent, transportent avec elles des spores à travers le terrain et distribuent le pollen des plantes sur d’autres secteurs, augmentant l’influence de ces dernières. Les espèces mobiles foisonnent (de l’escargot au renne, en passant par le petit lutin…), les chlorophylliens s’étendent… dans le but de vous en faire profiter. Car votre harpie est relativement chétive : elle est seulement capable d’effectuer un vol plané et de ramasser de petits objets. Avouez que pour sauver un écosystème indépendant entier, c’est pas de la tarte (aux myrtilles ! Arf arf, je suis fendard…).
Heureusement, en ingurgitant toute sorte de fruits, vous acquerrez des pouvoirs à court terme. Pour exemple, en avalant une prune, votre capacité de vol sera augmentée durant un court laps de temps, vous permettant d’atteindre des zones inaccessibles ordinairement. En mangeant une baie, vous créerez des montagnes, et toutes sortes d’effets agissant sur votre organisme ou sur votre environnement… Maintenant en alliance avec votre milieu, votre devoir est de ramasser des objets anodins, tels un bout de gruyère ou un chapeau, en passant par un crayon et bien d’autres encore. Pourquoi ? Tout simplement dans le but de créer une tour suffisamment haute afin de prendre votre envol et tenter de couper… le robinet fuyant qui érode votre monde.
Avez-vous déjà rêvé éveillé ? Avez-vous déjà ressentie une telle sensation d’évasion dans un univers vidéoludique ? Tout comme moi, le jury de l’IGF 2009 non, puisque Blueberry Garden, créé de la main d’un seul homme dans les nuages, a reçu le premier prix, le Seumas McNally, pour son ambiance unique, son inquiétante vision et son bilan terrifiant métaphoriques du monde d’aujourd’hui.

Graphismes : 8/10
Simple, mignon, onirique, poétique… La beauté simple de ce jardin nous rappelle combien la biodiversité de notre planète est belle, du plus petit scarabée au plus imposant mastodonte, et nous sensibilise à sa protection. On a même parfois l’impression de regarder un tableau vivant, évoluant sous nos yeux et l’on s’étonne à ne plus toucher la souris pour contempler la scène grouillante de Vie, empruntant à la fois à l’aquarelle pour les effets de couleurs et à l’encre chinoise pour les traits du paysage.


Jouabilité
 : 5,5/10

Assez mauvaise, la prise en main est au départ laborieuse. D’autant plus que les mouvements de l’oiseau sont parfois désordonnés et maladroits. On remarquera aussi quelques bugs lors des déplacements ou lorsque le joueur tente de ramasser un objet. Espérons qu’un patch vienne vite corriger ces petits soucis.

Bande son
 : 9/10
Les thèmes au piano sont non seulement excellents mais ils participent également énormément à l’immersion du joueur dans ce monde fantastique. Ces derniers s’enclenchent lorsque le volatile prend son envol dans les nuages, nous offrant une vive émotion relaxante et apaisante. Si vous voulez savoir à quoi vous attendre, les musiques du compositeur Daduk se trouvent gratuitement à cette adresse. De plus, les bruitages des animaux sont tellement adorables qu’une seule idée nous vient en tête en les voyants : sauvons-les.

Durée de Vie : 4/10
Le point faible du jeu réside dans le fait qu’au bout d’une heure et demi, vous avez déjà fait le tour de tous ce qu’il y avait à voir et réussi l’objectif final (pas dévoilé dans ce test). Certes, à la fin du titre, une petite surprise personnelle de l’auteur vous attend, mais rien de bien spectaculaire. Il vous arrivera cependant de revenir de temps en temps dans le Jardin aux Myrtilles pour vous occuper de vos compagnons naturels comme des tamagotchis. Et puis, 5€ dépensés, ce n’est pas la faillite qui vous guette…

Concept : 7,5/10
Se servir d’un jeu, indépendant qui plus est, pour véhiculer des idées matures et d’actualité à travers des métaphores plus ou moins enfantines et poétiques, voila un bon exemple ! A la limite, Blueberry Garden est plus à traiter dans ce domaine comme un film naturaliste et (presque) philosophique.


Note Générale
: 8/10

Ce jardin onirique, puérilement mignon, dans lequel l’imaginaire est au service de la réalité (métaphoriquement parlant sur de très nombreux points) et dont la trame est inquiétante voir dramatique sans omettre d’être un poil optimiste, est une leçon de Vie. Une manière de pensé le Monde qu’il serait temps d’adopter. Plus qu’un jeu : une sensibilisation utile aux grands maux d’aujourd’hui pour nous inciter, tous, à… fermer le robinet qui fuit, de plus en plus de jours en jours, inexorablement… 


Aje 

Par Aje & BBLEBOSS - Publié dans : Plate-Forme
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 15:00



Envie d'un moment de détente après le travail ou les études, ce petit jeu de Tahtgamecompany (créateur de Flow), v
ous attend sur le playstationstore  de la PS3, pour la modique somme de 7€99. Prenez vous pour le vent et partez récolter des pétales de fleurs afin de redonner des couleurs à la nature.

Sortant des sentier battus, Flower est l'un de ces jeux que l'on adore ou que l'on déteste. Soit la poésie et l'ambiance du jeu vous submerge, soit vous restez impassible à ces simples fleurs que l'on doit juste survoler pour aller au bout des niveaux. Alors certains de ses détracteurs s'en donne à coeur joie pour dire que ce n'est qu'une simple démo de la manette sixasis de la PS3. Car en effet, l'on ne joue qu'en orientant la manette à droite ou gauche, vers le bas,  vers le haut et avec le bouton X qui sert à donner de la vitesse a son pétale. Ce qui rend Flower jouable par tous. Graphiquement le jeu est sublime, il est très coloré (sauf dans certains niveaux mais je ne veux pas spoilé), on peut s'approcher très près des fleurs sans voir de défaut et chaque brin d'herbe est autonome, c'est à dire qu'il  bouge indépendamment des autres donc cela à comme avantage de vraiment ressentir l'effet du vent quant on est proche du sol. Le tout accompagné d'une musique ,de style une peu asiatique, très zen. Personnellement, j'aime bien, à mes heures perdues, me retrouver dans ce petit  paradis vert et fleuris où il n'y a que innocence.


Jouabilité: 8/10
Piloter des pétales de fleurs s'avère très simple, vu qu'il suffit de d'incliner sa manette vers la direction où l'on veut aller et d'appuyer sur X pour prendre de la vitesse.

Graphismes: 9/10
Pour nous faire correctement savouré Flower, Thatgamecompany à beaucoup travaillé les graphismes qui sont d'une très grande beauté, c'est l'un des principal atout du jeu.

Bande-Son: 8/10

La musique colle parfaitement a tout les niveau et est très relaxante.


Durée de Vie: 5/10
Hélas, il n'y a que 7 niveaux et ceux-ci ne dure qu'une dizaine de minute chacun. Cependant grâce aux trophées de la PS3, que l'on cherche à avoir et à certainement fleurs cachées dans les niveaux, Flower dure un peu plus longtemps. De plus c'est le genre de jeu sur le quel on revient de temps en temps avec grand plaisir.

Concept: 7/10
Prendre le contrôle d'un pétale de fleur pour
redonner des couleurs à la nature , fallait y penser.

Note Générale: 7.5/10
Un jeu d'une grande poésie qui mérite au moins d'être essayé.







BBleBoss
Par Aje & BBLEBOSS - Publié dans : Divers
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